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mardi, 28 mars 2017

Le département de science politique de l'Université Paris 8 vote une motion de protestation contre la radicalisation de la dictature en Turquie et exprime sa solidarité avec les collègues réprimé·e·s.

Le département de science politique de l'Université Paris 8 vote une motion de protestation contre la radicalisation de la dictature en Turquie et exprime sa solidarité avec les collègues réprimé·e·s.

Le 25 janvier 2017, le procureur général de la Cour suprême de Turquie demande l’annulation de la quatrième décision d’acquittement prononcée en 2014 en faveur de Pinar Selek – sociologue, militante, écrivaine, arrêtée le 11 juillet 1998 alors qu’elle menait une enquête sur des militant·e·s kurdes dont elle a refusé de donner les noms, réfugiée en France depuis que son deuxième acquittement a été cassé.
Le 8 février 2017, l’Etat turc publie un nouveau décret-loi limogeant une nouvelle salve de fonctionnaires, dont 2585 du ministère de l’éducation nationale et 330 universitaires. Sans compter les contrats de droit privé non renouvelés ou rompus, cela porte à pas loin de 100 000 le nombre de limogeages dans tous les secteurs de la fonction publique depuis la répression à l’encontre des signataires de la pétition « Nous ne serons pas complice de ce crime » du 11 janvier 2016, contre les violences perpétrées par le régime dans les régions kurdes, répression démultipliée dans des proportions vertigineuses depuis le coup d’Etat du 15 juillet et la radicalisation dictatoriale du régime qu’il a enclenchée.
 La concomitance de ces événements n’est pas fortuite. Acharnement kafkaïen, depuis 19 ans, contre une chercheuse et militante, répression massive et renvoi à la précarité, contre la protection relative du statut de fonctionnaire, à l’encontre de dizaines de milliers d’opposant·e·s au régime – condamnation à l’exil ou interdiction de sortie du territoire, persécutions anciennes ou récentes, individuelles ou collectives, il est toujours question de politiques répressives à l’encontre des minorités et de mise au silence des opposant·e·s, dans un contexte de radicalisation dictatoriale du régime et de complicité de certaines puissances européennes obnubilées par le renforcement de leurs frontières contre les réfugié·e·s qu’elles contribuent à créer.
Nous condamnons la répression exercée par le gouvernement turc et déclarons notre soutien à Pinar Selek, à tous les fonctionnaires limogé.e.s en Turquie, à l’ensemble des forces de résistance de Turquie.
En tant que travailleur·se·s de l’université Paris 8, nous appelons nos collègues des universités à participer à toutes les actions de solidarité en cours et à venir.

 

09:47

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